Audrey Dana donne à voir Sous les Jupes des Filles

Affiche du film sous les jupes des filles

Affiche du film sous les jupes des filles

 

Interview d’Audrey Dana pour son premier film, Sous les Jupes des Filles, avec Audrey Dana, Isabelle Adjani, Alice Belaïdi, Laeticia Casta, Julie Ferrier, Audrey Fleurot, Marina Hands, Géraldine Nakache, Vanessa Paradis, Alice Taglioni, Sylvie Testud, Stanley Weber, Guillaume Gouix, Marc Lavoine, Pascal Elbé, Nicolas Briançon, Alex Lutz, Laure Calamy.

 

Audrey, vous avez voulu montrer la femme sous un nouveau jour, pensez-vous que les comédies françaises donnent une image trop lisse de la femme ?

Oui, définitivement et c’est la raison pour laquelle j’ai fait ce film.

En temps de crise, tout est tout blanc ou tout noir. C’est finalement assez éloigné de ce qui nous ressemble, en tant que femmes. Je ne pense pas que toutes s’y retrouvent. Ceci étant, nous sommes bien trop complexes pour être représentées en 2h de film. Ce que j’ai mis en scène, c’est un échantillon féminin.

J’imagine que c’était important pour vous de réaliser un film sur les femmes, écrit par une femme ?

Oui car bien des films sont écrits par les hommes ; si on regarde les pourcentages, la femme est toujours minoritaire. Et d’ailleurs, c’est vrai pour d’autres aspects partout dans le monde.
Ce qui est sûr, c’est que les choses doivent bouger ; mais pour ce faire, il faut frapper fort, aller vers un registre de comédie qui n’est pas exploité en France, un peu à la Jude Apatow.

Ce que j’ai voulu faire dans Sous les jupes des filles, c’est casser les codes, inviter à un nouveau genre.

Réunir une pléiade d’actrices telles que vous l’avez fait, n’était-ce pas trop difficile ?

Il y a eu une adéquation incroyable, de l’ordre de la magie. Une fois le scénario terminé, toutes les filles du casting étaient disponibles donc c’était parfait !
Le montage, c’est une autre histoire. Mais sur ce film, je dirais que tout s’est fait avec une grâce incroyable ; j’ai eu beaucoup de chance.

Vous aviez une idée très précise du casting dès le départ ou c’est venu par la suite ?

Oui, tout était écrit autour des actrices avec qui je voulais travailler.

Pour vous c’était important de faire jouer des rôles aux antipodes de ce que sont vos actrices ou au contraire, vous aimez vous nourrir de ce qu’elles sont dans la vie ?

Essentiel, même ! Nous sommes des actrices, notre métier est de jouer de multiples rôles, donc pas forcément ce à quoi on nous cantonne d’ordinaire.
Pour Sous les jupes des filles, on n’imagine pas du tout Géraldine (Nakache) en mère de 4 enfants ; Vanessa (Paradis) est la fille la plus gentille que je connaisse, ici elle est une business woman impitoyable. On voyait plutôt Marina Hands dans des films intellos, là tient des propos vulgaires au possible en tant qu’épouse trompée.

Lorsqu’on est actrice, on n’est pas cela OU cela, on est cela ET cela.

Dans la ritournelle, vous jouez un personnage très conformiste, consensuel, en somme aux antipodes de Joe, qui est très hormonale (SLJDF) ; de quel personnage vous vous sentez le plus proche ? Un mélange des 2 ?

Je n’ai rien à voir avec mon personnage dans La Ritournelle. Bien-sûr, je me sens plus proche du personnage de Joe de Sous les jupes des filles, même si je ne suis pas aussi extrême que le personnage !!
Je suis quelqu’un de très sportif, très à l’écoute de mon corps. Pour preuve, je vais chez le médecin avant de tomber malade ; je suis très connectée à mon corps. Je n’aime pas les médicaments en revanche.

En un mot, dixit Audrey « Sous les jupes des filles, c’est une comédie avec tous ses personnages, extrêmes, certes»… mais qui en dit long sur la féminité. Merci Audrey Dana !

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