Inspiré d’une histoire vraie, la pièce écrite par Flavie Péan et Caroline Ami est un thriller qui vous tient en haleine du lever de rideau jusqu’au premier salut.
Le pitch ? Peu de temps après la naissance de son fils et à la suite d’un test ADN, Tomas découvre qu’il n’est pas le père de son bébé, mais son oncle. Or, il n’a pas de frère (en tous cas, pas à sa connaissance). Le jour où sa mère est prête à lui faire des révélations, et alors qu’il se rend chez elle pour écouter toute la vérité, Tomas la retrouve assassinée.
Une pièce (d)étonnante
Dès la première scène, on est plongé dans l’ambiance d’un gospel interactif, où dès lors, nous, spectateurs, sommes invités à chanter. Nous sommes à Washington, au cœur de l’hiver et le décor est planté. En (dé)guise(ment) de prêtre, Alexandre Nicot. Un panache, une verve. Un putain de comédien, déjà vu dans Ma version de l’histoire, la pièce de Sébastien Azzopardi qui signe la mise en scène d’ADN.
Un homme court, aculé, poursuivi par la police : Tomas, accusé du meurtre de sa mère. Prolepse. On le retrouve plus tard, et c’est le début de l’histoire, à la maternité, son nouveau-né dans les bras. Fruit de ses amours avec Karen. Très tôt intervient le plot : un bébé dont il serait l’oncle, comme déjà mentionné plus haut. Toute sa quête va consister à éclaircir ce mystère et résoudre lui-même l’enquête autour de la mort de sa mère.

Un thriller haletant aidé par sa mise en scène
Maniant à merveille les codes du genre et jouant à la fois sur le temps et l’espace, ADN propose une partition singulière qu’on voit finalement assez peu au théâtre.
Côté mise en scène, on note pas moins de 70 changements de décor et une vingtaine de costumes par comédien.
L’immersion des comédiens parmi le public dynamise le tout et nous plonge au cœur de l’histoire qui se déroule sous nos yeux et pas que : c’est sans doute cela, la signature azzopardienne, celle qui vise à emporter le spectateur, quelle que soit la nature de la pièce, interactive ou non.
En somme, ADN vaut et le coup d’œil mais aussi le coup de cœur. Et mention spéciale à ses comédiens, et en particulier Caroline Ami à qui l’ont doit et le jeu et la pièce, en co-écriture avec Flavie Péan. Parce qu’au fond, c’est aussi cela que donne à voir ADN : des femmes fortes.